LE PROCÈS DE CAÏPHE

« IL VAUT MIEUX QU’UN SEUL HOMME PERISSE QU’UNE NATION TOUTE ENTIERE ! » .

Telle est la phrase qu’aurait prononcée le grand prêtre CAIPHE, selon les EVANGILES, après avoir livré JESUS aux Romains. Depuis, CAIPHE est devenu un personnage exécré, personnification du mal, auteur d’un véritable crime contre DIEU.

Mais cette condamnation qui survit encore de nos jours correspond-elle à la réalité ?

A-t-on tenu compte du contexte de l’époque, des motifs véritables qui ont dicté la conduite de CAIPHE, notamment de l’occupation romaine, implacable et prête à réprimer dans le sang le moindre mouvement de révolte ? A-t-on tenu compte de la diversité des courants religieux de l’époque porno? de l’attente impatiente du Messie qui délivrerait le peuple juif du joug qui l’asservissait ?

« LE PROCES DE CAIPHE » s’empare de toutes ces questions pour essayer d’y répondre.

Procès, évidemment, tout à fait imaginaire, organisé à la demande même de CAIPHE qui ne comprend pas la désapprobation de son entourage et qui entend s’expliquer et se justifier devant la juridiction qu’il préside habituellement, LE SANHEDRIN.

Ce n’est pas le SANHEDRIN qui a jugé JESUS, mais seulement quelques membres, alors que cette juridiction en compte soixante et onze, parmi lesquels GAMALIEL le SAGE, JOSEPH d’ARIMATHIE, NICODEME, ces deux derniers ayant enseveli JESUS après la Crucifixion.

Ce sont ces trois personnages intègres qui présideront le SANHEDRIN et conduiront le procès au cours duquel seront entendus différents témoins tels que l’apôtre MATHIEU, SAUL de TARSE qui ne s’appelait pas encore PAUL, BARRABAS, le rebelle et quelques autres.

Aucun avocat n’intervenait auprès du SANHEDRIN, mais tous les juges pouvaient se faire les défenseurs des accusés, en quittant les bancs de l’accusation pour rejoindre les bancs de la défense, et le procès se terminait lorsqu’une majorité était atteinte, soit en accusation soit en défense.

Par contre, l’unanimité pour accuser et condamner entraînait impérativement l’acquittement des accusés, car il n’était pas concevable que ces derniers n’aient pas trouvé un seul défenseur , l’unanimité étant suspecte d’une volonté coordonnée de condamner les videos porno.

On ne saurait trouver meilleur système concernant les droits de la défense.

Ce procès sera l’occasion pour les témoins, disciples ou partisans de JESUS, comme pour ceux qui soutiennent au contraire CAIPHE de faire valoir leurs positions et leurs sentiments, parfois dans un affrontement violent.

Quant à CAIPHE, longuement, avec fermeté et conviction il posera clairement le problème de savoir s’il a mal ou bien agi pour sauver son peuple, selon lui, de l’anéantissement que pouvait entraîner toute rébellion, ainsi que le laissait craindre l’adhésion de plus en plus grande dont bénéficiait JESUS de la part du peuple juif qui voyait en lui non un prophète, encore moins le MESSIE et certainement pas le FILS de DIEU mais un libérateur qui soulèverait les foules contre les ROMAINS.

Que sera l’issue de ce procès : COUPABLE OU NON COUPABLE ?

L’opinion de chacun se forgera au fur et à mesure que se dérouleront les débats de ce procès imaginaire porno